Quels choix personnels peuvent être critiqués?

Traduction de cet article écrit par Feminism In News Terms.


Hypocrisie, racisme et conséquences politiques des choix personnels dans le
mouvement critique du genre.


Celles qui suivent les débats sur la critique du genre savent qu’un clivage majeur s’est produit au sein de ce mouvement sur la question des alliances avec les partis de droite. La majorité des personnes impliquées dans le mouvement critique du genre semble soutenir l’alliance avec la droite en raison de l’idée erronée qu’il existe un accord entre les féministes et les idéologues de droite sur la question transgenre.
Une minorité s’oppose à ces alliances, soulignant la misogynie chronique de la droite et sa profonde opposition à la libération des femmes. Ce dernier groupe affirme que malgré la misogynie du mouvement de gauche dans sa forme actuelle – qui se manifeste particulièrement par son soutien au « travail du sexe », à la pornographie et à la primauté des droits des personnes transgenres sur ceux des femmes – les féministes devraient continuer à adhérer aux valeurs de gauche. Et, malgré l’impossibilité pratique de collaborer avec la gauche dans de nombreuses circonstances, les féministes devraient néanmoins refuser les alliances et les partenariats avec la droite, quel que soit l’accord de surface qui pourrait sembler exister.
Au début du mois dernier, la féministe critique du genre Jo Bartosch a écrit un article traitant de cette question. Elle y démontre que, face à un choix peu attrayant entre la misogynie de gauche et celle de droite, les femmes doivent choisir personnellement de quel côté se ranger :
« … la gauche mainstream d’aujourd’hui est encore guidée par les fétiches masculins et la redistribution des ressources ne fait plus partie des priorités. A la place, ceux qui se croient progressistes plaident pour la vente de nos filles à la prostitution, pour la stérilisation des jeunes et pour l’élimination de la catégorie des « femmes ».

Estimer que cette menace est plus ou moins grave que le recul du droit à l’avortement est sans doute une question morale et de priorités personnelles. » Elle affirme qu’une caractéristique fondamentale des féministes, quelle que soit leur
position sur le spectre idéologique, est que nous ne jugeons pas les choix des femmes et que par conséquent nous ne devrions pas non plus juger les femmes qui choisissent de s’allier avec la droite :

« En laissant de côté les détails, il est intéressant de noter que la seule chose qui unit les féministes de tous bords est qu’en principe nous ne jugeons pas les « choix » que les femmes se retrouvent à faire. Lorsqu’une femme se retrouve en situation de prostitution, qu’elle vit avec un homme violent ou qu’elle subit une intervention chirurgicale parce qu’elle déteste son corps, c’est le rôle du féminisme de mettre en évidence qui fixe les règles du jeu plutôt que de se focaliser sur la manière dont une
femme participe à ce jeu. Pourtant, trop souvent, nous ne parvenons pas à
appliquer ce principe de base à notre propre mouvement. »


Il y a deux semaines, Kellie-Jay Keen (alias Posie Parker), l’une des militantes
critiques du genre les plus connues pour ses associations avec la droite, a également avancé un argument relatif au choix personnel et à la coopération avec la droite. Dans une vidéo intitulée « Why I’m not a feminist…. » (Pourquoi je ne suis pas une féministe….), elle affirme que des femmes se disant féministes de gauche l’ont attaquée à plusieurs reprises en critiquant ses choix concernant son apparence, le fait
d’avoir épousé un homme et de ne pas travailler, ajoutant que les femmes chrétiennes de droite n’ont jamais fait de tels commentaires. (Notez qu’il est douteux que ces commentaires aient été faits par des féministes de gauche, ce comportement étant plutôt associé aux « radfems »).


« Je n’ai jamais été aussi haineusement, aussi inlassablement… attaquée comme je ne l’ai été que par des femmes se disant féministes de gauche. Le comportement le plus méchant, anti-femelle, anti-femme, un comportement méchant critiquant mon apparence, critiquant le fait que je me teigne les cheveux, critiquant le fait que je
sois restée à la maison avec mes enfants, critiquant le fait que je sois heureuse mariée à un homme… » (4:52)

« Je préfère largement une chrétienne de droite à une féministe de gauche qui m’a attaquée, parce que cette chrétienne de droite n’aura jamais utilisé son énergie (aucune d’entre elles ne l’a fait) pour me salir personnellement, réellement me
traîner dans la boue… » (8:02)


Alors que Keen brandit avec indignation les attaques sur son apparence et ses choix de vie, elle et ses followers se plaisent à décortiquer minutieusement les choix personnels des femmes musulmanes (par exemple le port du hijab). Cela a été mis en lumière récemment, lorsque les commentaires de Keen sur ce qu’on a appelé les « Asian
grooming gangs » au Royaume-Uni (NdlT: scandale portant sur des gangs de proxénètes appâtant des mineur.e.s vulnérables, pour certains supposés originaires d’Asie centrale, qui auraient été “couverts” par la police pour ne pas créer de tensions dites “raciales”) sont devenus plus voyants en raison de leur intégration dans le communiqué suivant de Woman’s Place UK. Ce communiqué, qui a été fortement critiqué par les followers de Keen, expliquait que la WPUK s’est distanciée de Keen en raison de ses propos racistes sur les musulmans, et reproduisait certains de ses commentaires. Si la plupart de ces commentaires se réfèrent aux « Asian grooming gangs », l’un d’entre eux fait référence à de petites filles portant le hijab et est accompagné des hashtags #ffs #disgusting (#dégoûtant) #Islam #sexist.

Un tweet de Keen


Les followers de Keen, en réponse à la déclaration de la WPUK, déclarent que la polémique autour des « Asian grooming gangs » n’est pas raciste, et que par conséquent Kellie-Jay Keen n’est pas raciste. Pour mémoire, rien ne prouve que les hommes musulmans ou pakistanais sont surreprésentés parmi les abuseurs sexuels d’enfants, ce qui signifie que la polémique autour de ce sujet était et est en fait raciste. Les commentaires sont également truffés de remarques récurrentes sur les vêtements des femmes musulmanes (j’ai choisi de ne pas inclure d’images de ces commentaires, mais on peut facilement les trouver sur la page facebook de Standing For Women, entre autres). Si Keen trouve désagréable que les gens commentent ses choix personnels, comme se teindre les cheveux, se maquiller, épouser un homme et rester à la maison pour s’occuper de ses enfants, pourquoi trouve-t-elle acceptable de critiquer les vêtements des femmes musulmanes ? Pourquoi Keen se plaint-elle des fillettes musulmanes qui portent le hijab mais pas de celles qui portent des vêtements sexualisants, du maquillage et des talons hauts ? Et pourquoi cette attention portée aux vêtements des femmes musulmanes est-elle si fréquente dans les commentaires des followers qui la soutiennent ? Keen et ses followers considèrent que l’islam est sexiste parce qu’il encourage le port du hijab, mais elles ne semblent pas s’apercevoir que la société occidentale est également sexiste parce qu’elle encourage les femmes à s’adonner à des pratiques de beauté dangereuses et sexualisantes telles que la teinture des cheveux et le maquillage, y compris chez les fillettes. Si le hijab est considéré comme une pratique sexiste émergeant de la forme spécifique de patriarcat associée à l’Islam, les pratiques de Keen devraient également être considérées comme des pratiques sexistes émergeant de la forme spécifique de patriarcat associée au christianisme et à l’Occident.
D’un point de vue féministe, le port de maquillage, de vêtements sexualisés, de talons hauts et du hijab peuvent tous être appréhendés comme des pratiques qui reflètent et renforcent la conception patriarcale de la féminité. Nous vivons toutes dans des sociétés patriarcales, et aucun choix que nous faisons ne peut s’en affranchir. Parfois, ces pratiques sont imposées avec plus ou moins de force, mais même en l’absence de pression manifeste, le contexte patriarcal dans lequel ces décisions sont prises comporte toujours un certain degré de coercition. Lorsque les femmes « choisissent » de s’engager dans des pratiques patriarcales – qu’il s’agisse de se maquiller, de porter le hijab, d’épouser un homme ou de quoi que ce soit d’autre – nous participons dans une certaine mesure à notre propre oppression, et c’est lorsque nous sommes convaincues que nous avons fait ces choix de notre plein gré que le patriarcat est le plus efficace.
Dans ce contexte, comme le soutient Jo Bartosch, juger les femmes pour leurs choix est contre-productif ; c’est simplement blâmer les victimes. Au lieu de se concentrer sur les choix individuels des femmes, qu’elles soient musulmanes ou non, nous devrions nous organiser pour changer les conditions dans lesquelles ces choix sont faits.
Des positions similaires ont été émises par nulle autre que Sheila Jeffreys, une
féministe critique du genre très admirée par les personnalités critiques du genre
associées à la droite (y compris Keen, qui la complimente dans sa vidéo). Dans son livre Beauty and misogyny : harmful cultural practices in the west (2005) (Beauté et misogynie: pratiques culturelles néfastes en Occident), Jeffreys soutient que les pratiques de beauté féminines communément utilisées en Occident doivent être comprises comme des pratiques culturelles néfastes, tout comme le sont les pratiques culturelles non-occidentales, notamment le port du voile. Aux pages 37-38, elle présente un argumentaire fascinant sur la relation entre le maquillage et le voile :


« Le voile et le maquillage sont souvent considérés comme des comportements
volontaires de la part des femmes, adoptés par choix et pour montrer leur autonomie. Mais dans les deux cas, il existe de nombreuses preuves de la pression exercée par la domination masculine, pression qui est à l’origine de ces comportements. Par exemple, l’historienne du commerce Kathy Peiss estime que l’industrie des produits de beauté a pris son essor aux Etats-Unis dans les années 1920/1930 car c’était l’époque où les femmes entraient dans le monde public des bureaux et autres lieux de travail (Peiss, 1998). Elle considère que les femmes se sont maquillées en signe de leur nouvelle liberté. Mais il existe une autre explication. Au sujet de la la réintroduction du voile par les femmes des pays musulmans à la fin du vingtième siècle, des commentatrices féministes ont suggérées que ces femmes se sentent plus en sécurité et plus libres d’effectuer des activités et de circuler dans l’espace public en étant couvertes (Abu-Odeh, 1995).
De la même manière, il est possible que le port du maquillage signifie que les
femmes n’ont pas exactement le même droit que les hommes de s’aventurer dans l’espace public en Occident. Le maquillage, comme le voile, garantit que les femmes sont masquées et qu’elles n’ont pas l’audace de se montrer, comme pourraient le faire de vraies citoyennes, aux droits égaux, qu’elles devraient être en théorie. Le maquillage et le voile pourraient tous deux être des marqueurs du manque de droits des femmes. » (p.38)


La critique rigoureuse des pratiques de beauté occidentales exprimée dans le livre de Jeffreys était courante durant la deuxième vague du féminisme, mais elle a été abandonnée par la grande majorité des générations plus récentes de féministes, y compris les féministes radicales et les membres du mouvement critique du genre.
Aujourd’hui, la plupart des féministes, comme les membres du grand public,
considèrent que seuls les choix des femmes musulmanes méritent d’être examinés; les choix des autres femmes, y compris ceux de Kellie-Jay Keen, ne donnent pas matière à une critique.
Au vu de cette analyse, il est intéressant de nous demander si les critiques dont se plaint Keen dans sa vidéo ne sont pas simplement l’expression d’une critique féministe des pratiques de beauté, de l’hétérosexualité obligatoire et de la dépossession économique des femmes. Ce type de discussions, formulées avec respect, fait simplement partie de la nécessité pour tout mouvement de libération de se confronter à l’opinion collective. Il semble aussi probable que les femmes chrétiennes de droite ne critiquent pas Keen pour ses choix personnels car, « par hasard », ses choix correspondent à la vision chrétienne de droite de la féminité : une femme qui adhère aux normes de beauté patriarcales, dans un mariage hétérosexuel, restant à la maison pour élever les enfants plutôt que de rechercher l’indépendance économique.
Il est également à noter que Keen et ses followers dénoncent continuellement le
sexisme de l’Islam, mais que le sexisme de leurs alliés chrétiens d’extrême droite est à peine mentionné et n’est certainement pas considéré comme un obstacle à leur association. Par exemple, la rhétorique anti-avortement que la droite chrétienne des États-Unis et d’autres pays met en avant depuis des années n’a pas empêché des organisations et des personnes prétendument féministes comme la WoLF de manifester leur soutien, voire de s’allier avec eux sur la question transgenre.
Maintenant que le droit fédéral à l’avortement a été supprimé aux États-Unis, des millions de femmes vivant dans des États républicains (conservateurs) sont laissées sans accès à ce service fondamental. Cette situation est certainement plus importante que la tenue vestimentaire d’une femme.
Par conséquent, Keen et ses followers sont hypocrites – pour eux, il est tout à fait acceptable de critiquer les femmes musulmanes en fonction de leurs choix personnels, mais pas de les critiquer elles pour ces mêmes choix. Le sexisme de l’islam est constamment mis en avant, mais le sexisme du christianisme est ignoré. Étant donné que seules les femmes musulmanes sont critiquées pour leurs choix personnels, et que seul l’Islam est critiqué pour son sexisme, il est clair que cette hypocrisie est en fait une forme de racisme.


Mais qu’en est-il de la position de Jo Bartosch ?
Tandis que Bartosch affirme à juste titre que les femmes ne devraient pas être jugées pour leurs propres choix, le choix des militantes critiques du genre de s’associer à la droite n’est pas comparable aux choix abordés par Keen. Le choix d’une femme de se teindre les cheveux, de porter le hijab, d’épouser un homme ou de rester à la maison pour élever des enfants, l’affecte principalement elle et éventuellement un petit nombre de personnes de son entourage. Le choix de collaborer avec la droite, en revanche, impacte tout un mouvement. Le choix fait par beaucoup de groupes et de personnalités critiques du genre en vue de s’allier ou de s’associer à la droite a des conséquences très graves pour le féminisme et les femmes.

L’une de ces conséquences est l’abandon par les féministes de questions essentielles concernant les femmes lorsqu’elles entrent en contradiction avec l’agenda politique de
la droite. La plus importante de ces questions est bien sûr l’avortement, comme nous l’avons vu plus haut, mais il y en a d’autres, comme les abus sexuels sur les enfants. Les féministes savent depuis longtemps que la grande majorité des abus sexuels sur les enfants sont infligés par des hommes qu’ils connaissent, surtout au sein de la famille, mais aussi dans d’autres contextes comme les institutions religieuses. Comme l’explique Jayne Egerton, la droite est fermement décidée à détourner l’attention de cette réalité, car elle veut protéger le pouvoir masculin et maintenir l’impunité au sein de la famille patriarcale et des institutions religieuses patriarcales. A la place, le discours de la droite sur les abus sexuels envers les enfants se concentre sur le danger que représentent les étrangers (NdlT: au cercle familial et amical), en particulier les groupes minoritaires. Ceux-ci peuvent être des transsexuels (NdlT: ici, les hommes s’identifiant comme femmes), présentés uniformément comme étant des pervers autogynéphiles cherchant à corrompre les enfants, ou par la figure des « Asian grooming gangs ». Ces idées sont de plus en plus reprises par les féministes critiques du genre.
Une autre conséquence majeure du choix des militantes critiques du genre de s’allier avec la droite est la propagation au sein du mouvement critique du genre et féministe de positions de droite sur des questions qui ne relèvent pas du féminisme. Par
exemple, l’infiltration progressive du racisme de droite dans le mouvement des femmes est visible dans l’islamophobie régulièrement affichée publiquement dans les commentaires de Kellie-Jay Keane et de ses followers, dont nous avons parlé plus haut ; la majorité des personnes actives dans le débat critique du genre se contentent de régurgiter sans esprit critique la rhétorique de droite sur l’Islam et les musulmans, sans chercher à interroger le racisme et la misogynie fondamentaux de ces discours (en guise d’alternative, voir cet article et de nombreux messages sur ce blog).
Cette infiltration des opinions de droite au sein du mouvement féministe le conduit à soutenir des partis politiques conservateurs, même si pour l’instant ce soutien reste controversé. De nombreuses personnalités critiques du genre (dont Keen) ont exprimé leur soutien à Donald Trump ; tandis qu’en Australie, de nombreuses féministes
critiques du genre ont soutenu la candidate du parti libéral (conservateur) Kath Deves lors des récentes élections. Ces partis politiques sont non seulement intensément hostiles aux femmes et homophobes, mais aussi dévoués aux politiques néolibérales et
à la destruction complète de ce qui reste des États-providence occidentaux. Ces politiques sont profondément néfastes à la classe ouvrière, ainsi qu’à la capacité des femmes à être économiquement indépendantes des hommes. Ces partis conservateurs sont également animés par la haine des immigrés, des personnes de couleur et des personnes handicapées, dont au moins la moitié sont des femmes. Par conséquent, le soutien des féministes aux partis politiques conservateurs constitue l’abandon de la majorité des femmes qui ne sont pas “seulement” des femmes mais aussi des lesbiennes, des personnes racisées, des ouvrières, des personnes handicapées et/ou appartenant à d’autres groupes opprimés. Les alliances féministes avec la droite détruisent la perspective de solidarité avec d’autres groupes opprimés, et inversement, détruisent l’intérêt de ces groupes à être solidaires des femmes et des féministes.

Posie Parker (alias Kellie-Jay Keen) exprimant son soutien à Trump.
“Féministes, ouvrez les yeux.
1/ Posie Parker s’est positionnée pour Trump lors des élections aux USA (voir ses propres mots sur les images 2 et 3). Gail Dines (auteure de Pornland) l’a révélé sur sa page Facebook (image 1). Un fil de 758 commentaires s’en est ensuivi, débattant pour définir si oui ou non des féministes devraient soutenir le fascisme.”


Étant donné la gravité des répercussions que peuvent avoir les alliances féministes avec la droite, la description que fait Bartosch du choix des féministes entre la gauche et la droite comme un choix personnel se révèle profondément fallacieuse. Le choix de travailler avec la droite n’est en aucun cas équivalent au choix d’une femme de se teindre les cheveux, de porter le hijab ou de rester à la maison pour élever ses enfants.
Les militantes critiques du genre ne choisissent pas de travailler avec la droite de la même façon qu’elles choisissent leur tenue chaque matin ; c’est un choix profondément politique qui en dit long sur leurs positions, leurs priorités et qui a des conséquences négatives énormes sur le mouvement féministe. De plus, le portrait que fait Bartosch des féministes qui critiquent le choix de travailler avec la droite, en affirmant que les féministes « jugent » les femmes (d’une manière mesquine et non féministe), est malhonnête et insultant. Les féministes qui critiquent le choix de la collaboration avec la droite ne jugent pas les femmes, elles défendent un raisonnement politique en faveur de la meilleure stratégie et tactique à adopter pour le mouvement féministe. C’est un discours qui pourrait s’avérer crucial.


Merci à E et S pour leurs commentaires très utiles.

Ce post a été modifié le 3/7/22 pour exprimer des doutes sur le fait que les critiques évoquées par Keen aient été faites par des féministes de gauche.

Traduction par Ama et Ernestine Sa, coordonnée par Résistance Lesbienne.

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